
Le jour de leur remise de diplôme, Emma Morley et Dexter Mahew font enfin connaissance. Sur le point de coucher ensemble, Emma se ravise. Alors ils devienennt simplement amis. Pendant les vingts ans qui suivent, on les retrouve chaque 15 Juillet, parfois ensemles et parfois seuls.
Leurs débuts m’ont paru plutôt mauvais. Emma vient d’une famille ouvrière de Leeds, milite contre la guerre, la faim dans le monde et Margaret Thatcher tout en devenant serveuse à plein temps dans un restaurant mexicain alors que Dexter fait le tour du monde au frais de ses parents et brûle la vie par les deux bouts en présentant une sorte de Top of the Pop trash. Bref, une militante pas drôle et un petit bourgeois drogué en pantalon Helmut Lang qui se demandent s’ils devraient ou pas coucher ensemble. Après quelques chapitres j’ai reposé le livre en me disant que le film serait plus agréable que le livre. Oui, les clichés passent toujours mieux au cinéma.
Et puis sous les conseils de Kate, j’ai persévéré et découvert un roman plus profond que ce que laissaient présager les très moyens premiers chapitres. En fait dès que les personnages ont dépassé les 25 ans et qu’ils ne pensent plus à un éventuel avenir sexuel commun, le livre prend une tournure beaucoup plus profonde et je me suis totalement identifiée à eux, aux choses qu’ils regrettent et à celles qu’ils espèrent. Ce petit prétentieux snob de Dexter a réussi à m’émouvoir et à me faire réfléchir, ce qui n’était pas gagné au début.
Voilà donc la partie où je recommande chaudement la lecture de ce livre, mais pas à 22 euros, il ne les vaut pas. Cherchez le d’occas comme moi où attendez sa sortie en poche, sans doute prévue pour la rentrée puisque le film devrait sortir sur nos écrans circa l’achat massif de trousses et d’agendas Chipie.
